Accueil


Contacts

L'Accueil

Téléphone 01 44 16 81 81
Email contact@etsup.com

Présentation Un nouveau président pour l’ETSUP

Un nouveau président pour l’ETSUP


Depuis cet été 2015, Monsieur Stanley JACQUET est le nouveau président de l’Association des surintendantes d’usines et de services sociaux, l’association gestionnaire de l’ETSUP.

Il succède à Pascal CHEVIT, dont nous publions ici le discours qu’il avait adressé à Mme Ségolène NEUVILLE, secrétaire d’Etat en charge des personnes handicapées et de la lutte contre l’exclusion, à l’occasion de sa visite à l’ETSUP en février 2015.

Message de Monsieur Stanley JACQUET au personnel de l’école, à ses étudiants, stagiaires et partenaires, le 16 septembre 2015

Après Denise CACHEUX et Pascal CHEVIT, les précédents présidents dont il convient de saluer légitimement l’engagement au service de la promotion et la reconnaissance du travail social, à la veille de célébrer le centenaire de l’Association des Surintendantes d’usines et services sociaux, il s’agit pour le Conseil d’Administration de l’association de s’occuper avec réalisme et conviction à relever les considérables défis aux enjeux majeurs.

Pascal CHEVIT, en recevant Mme Ségolène NEUVILLE en début d’année 2015, a marqué son allocution de bienvenue en montrant la clairvoyance du Conseil d’administration et la compétence des responsables et des personnels de l’ETSUP.

Ce discours aussi éloquent qu’expressif a été déterminant dans ma décision à me présenter à la succession de la Présidence et dans cet esprit il a pris le statut de feuille de route de l’Association.

Ma volonté la plus vive en ce début de mandat est d’en faire partager le sens, la valeur et la portée, certes dans l’ETSUP mais au-delà avec nos partenaires du groupement.

Stanley JACQUET


Visite à L’ETSUP de Mme Ségolène NEUVILLE, Secrétaire d’État auprès de la ministre des affaires sociales, chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l’exclusion

Paris-Montsouris, 18 février 2015

Allocation de bienvenue de Pascal CHEVIT Président du CA de l’Association des surintendantes d’usines et de services sociaux

Madame la ministre, Madame la maire-adjointe du XIVème arrondissement,

Permettez-moi de vous souhaiter la bienvenue à L’ETSUP, École supérieure de travail social.

Je le fais en tant que président de l’Association des surintendantes d’usines et de services sociaux, terminologie qui peut surprendre mais qui dit bien notre histoire, laquelle se poursuit...

Notre association, notre école, sont nées de la rencontre entre les bouleversements induits par la Première guerre mondiale et la lucidité, la volonté, la détermination d’un groupe de femmes imprégnées, il faut le souligner, des valeurs de la laïcité et des combats des suffragettes.

Les hommes partis au front, l’effort de guerre amène en grand nombre les femmes dans les usines, et notamment les usines d’armement. Celles que l’on surnomme les munitionnettes rencontrent des difficultés inédites à concilier travail, charges de famille, allaitement des enfants... À besoins nouveaux, nos fondatrices répondent, à l’image de ce qui se passe au même moment en Angleterre, par l’invention d’un nouveau métier d’assistante sociale en milieu de travail, ces fameuses surintendantes d’usine.

Et d’emblée - nous sommes, je le rappelle, en 1917 - elles posent l’équation à métier nouveau, formation nouvelle et, comme on ne disait pas encore à l’époque, professionnalisation.

Observer, porter un diagnostic, évoluer, s’adapter : telle est depuis l’origine la démarche de notre école et au delà, des écoles et du travail social lui-même.

L’ETSUP l’a démontré tout au long de ses presque 100 années d’existence, en particulier en participant à la création du diplôme d’État d’assistant de service social en 1932 ou en mettant en place les premières formations de cadre et de formateur en 1966. Sans oublier le rôle éminent joué par les responsables de l’École dans la Résistance.

Évoluer, s’adapter, c’est aujourd’hui relever des défis dont le nombre et la nature donnent parfois le vertige !

  • D’abord, bien sûr, le défi d’une une société fracturée par ce que l’on continue improprement à appeler une crise, par l’explosion de l’exclusion, de la relégation, une société marquée aussi par une diversité sans précédent, source de grande complexité mais également de richesse.
  • Le défi de la décentralisation, des décentralisations successives.
  • Le défi de l’harmonisation européenne, le LMD, les ECTS...
  • Le défi de pratiques qui bousculent souvent non seulement nos habitudes - pourquoi pas - mais aussi nos convictions, comme le recours quasi systématique aux appels d’offres, à la mise en concurrence, qui génère l’irruption d’opérateurs à but lucratif et suscitent parfois le sentiment que l’on est à l’ère du moins-disant là où l’on attendrait du mieux-disant...
  • Défi encore que la situation des finances publiques
  • Défi toujours de l’évolution des rapports sociaux dans l’entreprise, la précarisation des salariés, le recul du collectif
  • Défi enfin, pour ne pas être trop long, de la montée en charge des discours stigmatisants, tant pour les personnes en difficulté, les bénéficiaires de programmes sociaux facilement traités de profiteurs, que pour les travailleurs sociaux eux-mêmes, au mieux naïfs, au pire complices...

J’ajouterais volontiers à cette liste déjà longue des signes d’une baisse des vocations pour les métiers du social, la paupérisation des étudiants, les paradoxes de la gratification des stages.

Évoluer, s’adapter...

À tout cela, Madame la ministre, L’ETSUP, nos écoles, s’efforcent de répondre

  • par des formations ambitieuses pour des professionnels dont la tâche sera dure, est dure, et qui devront eux-mêmes évoluer et s’adapter leur vie durant. Une conception utilitariste de la formation serait une erreur, une impasse. Et le diplôme est à la fois une garantie, une reconnaissance et la possibilité d’une progression ultérieure.
  • de répondre par une relation toujours plus étroite, intime, entre formation, recherche et pratique, chacune devant se nourrir des deux autres et les féconder.
  • de répondre en associant de plus en plus les personnes concernées elles-mêmes,
  • en développant la dimension européenne, par exemple à travers une participation résolue au programme Erasmus ou à un réseau européen de recherche en travail social
  • en travaillant de plus en plus avec l’Université, à travers des formations communes, des co-habilitations, des diplômes reconnus par votre ministère, mais également par celui de l’enseignement supérieur, des recherches en commun.
  • de répondre en faisant évoluer en permanence notre organisation de façon à faire un usage optimal et responsable des deniers publics

Et bien sûr en participant activement aux rapprochements, aux mutualisations avec d’autres écoles, en faisant ensemble à chaque fois que possible, en unissant nos richesses et nos spécificités respectives.

C’est le sens de la démarche de l’UNAFORIS, des plateformes régionales en cours de développement et du groupement que nous construisons avec, pour le moment, trois autres écoles et un IUT. Groupement d’institutions de formation au travail social qui couvre un vaste champ de la famille au handicap, de l’exclusion à l’entreprise...

Madame la ministre, nous prenons votre visite comme une reconnaissance et une marque de confiance manifestées à L’ETSUP et, à travers elle, aux écoles de travail social en général et à celles et ceux qu’elles forment

Soyez assurée que nous continuerons avec opiniâtreté à servir le vivre ensemble, le faire société dont les travailleurs sociaux comme les associations sont des rouages essentiels. Au même titre qu’ils concourent, j’en suis persuadé, à la vitalité démocratique de notre pays en servant la devise de la République : Liberté, Égalité, Fraternité.

Je vous remercie.

Page créée le 17 septembre 2015




Mots-clés rattachés à cette page: 

 S'abonner à l'ETSUP Info

 S'abonner aux actualités de l'ETSUP

Rejoignez-nous sur Facebook

L'association


WebRadio